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Differentes actuces.

Differentes actuces.

Différentes astuces et tutos


La période végétative

Publié par awrell91350 sur 10 Août 2007, 15:30pm

Catégories : #Natures

La période végétative

 

           Vos plants sont maintenant dans leur 3ème semaine de vie, de nombreux travaux vous attendent, vous allez directement intervenir sur le processus de croissance en taillant, en engraissant et en irriguant convenablement.

 

La taille

           Les jeunes pousses peuvent être taillées dans leur 3ème semaine. Cette coupe favorisera la stimulation des excroissances secondaires qui induira le développement des branches (1 taille = 2 sommités, 2 tailles = 4 buds principaux) et des feuilles, la plante sera donc plus trapue et plus feuillue. N’arrosez ni la veille, ni le jour de votre intervention. Désinfectez des ciseaux, coupez le sommet au dessus de l’endroit ou deux grappes de feuilles se rencontrent. Chauffez une lame de cutter et appliquez-la sur l’excision, vous cautériserez ainsi la plaie et éviterez une perte de sève et un risque important d’attaque microbienne. Ne pulvérisez pas après une taille, laissez se reposer la plante pendant au moins 12 heures. Vous pourrez effectuer une autre taille quelques semaines plus tard quand les deux branches auront grandi. Vous agirez de même en taillant au dessus du second départ de feuilles. Le lendemain il sera nécessaire d’engraisser la plante et de l’irriguer. Vous pouvez vous contenter de deux tailles, en effet il ne faut abuser de cette pratique qui peut favoriser l’apparition de plants mâles.

 

 

 

 

 

 

 

 

Les engrais

           Vous débuterez l’engraissage vers la fin de la 3ème semaine juste après la taille. Il est fortement déconseillé d’engraisser avant ce stade, les jeunes pousses risqueraient d’être définitivement grillées par un apport nourricier trop violent et trop précoce. Il existe un débat intarissable chez les cannabiculteurs au sujet des nutriments, essayons d’en faire la synthèse.

 

1) Composition de base

 

Azote (N) : assure une croissance rapide, une forte concentration d’azote favorisera l’apparition de pieds femelles.

Phosphore (P) : est bénéfique à la racine et indispensables pour amener la plante à sa floraison (une plante en fleur utilisera deux fois plus de phosphore).

Potasse (K) : est un agent régulateur des activités métaboliques, elle accroît la vigueur des plants en renforçant les tiges.

Calcium (Ca) : aide à l’assimilation des éléments nutritifs, il permet en outre de neutraliser les sols trop acides ainsi que les toxines rejetées par la plante.

Oligo-éléments : ils doivent rentrer dans la composition d’un engrais équilibré (fer, magnésium, molybdène, zinc, cuivre, sodium).

Hormones de croissance : elles sont difficiles à se procurer mis assurent un excellent développement.

 

           Au stade végétatif, une composition à dominante azotée est nécessaire dans des proportions (NPK) par exemple de 30-20-20 ou de 20-10-10.

 

2) Types d’engrais

 

Les engrais de sol

           C’est le type le plus fréquent. Sous forme liquide, il se dilue à l’eau d’arrosage, pénètre le sol et est capté par les racines latérales. Sous la formes de granulés et de poudre, il se distribue par épandage (léger émiettement de la surface du sol, répartition de l’engrais puis arrosage), cette méthode à pour principal inconvénient de détruire la couche d’humus naturel qui représente à la fois un apport nourricier non négligeable mais aussi un tamis naturel qui filtre et reparti harmonieusement l’irrigation. Il est de plus très difficile de doser convenablement ce type d’engrais (les proportions indiquées correspondant à une utilisation à l’extérieur en pleine terre).

 

Les engrais foliaires

           Les plantes se nourrices par leur système radiculaire mais aussi par leur système foliaire. L’engraissage par les feuilles est une méthode très performante qui nécessite l’utilisation d’un pulvérisateur. L’engrais liquide est vaporisé directement et sans saturation sur toute la surface du feuillage des plants. Vous pourrez recourir à cette méthode quand vos plants feront au moins 30 cm. Cette pulvérisation à lieu dans la « soirée » (avant extinction des lampes) pour que l’absorption se fasse à son efficacité maximale. L’avantage de cette méthode réside dans le fait que les feuilles absorbent plus rapidement une plus grande quantité de nutriments que les racines. De plus l’engraissage répété du sol le rend plus acide et concentre les teneurs en sel, ce qui peut bloquer le développement des plants. Dernier argument favorable: la couche d’humus est respectée. Il existe un type d’engrais foliaire, en spray près à l’emploi, qui se vend dans les coopératives agricoles: Fisons Jardispray, son ratio NPK est de 20-20-20 (il suffira d’ajouter des oligo-éléments et de 10% d’azote supplémentaire pour convenir parfaitement aux besoins de la plante durant sa vie végétative).

 

Les engrais de synthèse

           Ces produits « chimiques » se trouvent facilement dans le commerce sous une forme toute préparée. Le Rapid-Gro est très performant (il s’utilise en engrais foliaire ou en engrais de sol) mais difficile à se procurer. Algo-Flash est beaucoup plus banal mais sa composition est moins riche, si vous l’utilisez renforcez-le d’azote. Ces différents éléments (NPK) se vendent isolés en bidon de un                   litre, vous pouvez donc contrôler complètement la composition et donc l’adapter si vous constatez des carences (cf.  le point 6). Une 3ème éventualité consiste à se faire préparer son engrais composé par un pépiniériste.

 

Les engrais naturels

           Ces produits biologiques comme le sang séché sont onéreux , très dur à doser (plutôt au pif) et se diffusent avec un temps de latence assez important, d’ou un contrôle de la nutrition très flou. La marque Solabiol peut constituer une solution (bien que soit un engrais de sol): ce sont des packs indépendants ( N, P, K, Ca, oligo-éléments) qui permettent de composer son engrais, ils sont assez facile à trouver en jardinerie.

 

 

3) Quantité

           Si vous utilisez des engrais du commerce, il préférable en règle générale, de diluer légèrement plus que ne le conseille le mode d’emploi. Il sera plus facile d’apporter à vos plants un complément que de contempler des pieds « atomisés ».

 

4) Fréquence

           Vous engraissez, pour un engrais de sol, toutes les semaines en moyenne. Vous devez savoir que la périodicité varie en fonction de la terre d’origine et de la taille des pots (plus ils seront petits plus il faudra d’engrais) ainsi que du type d’administration, la fréquence pour les engrais foliaires étant de 10 à 15 jours.

 

5) Une composition favorable à l’émergence de plantes femelles

           Il existe une formule d’engrais très fortement azotée mise au point par une religieuse (Soeur Mary-Etienne Thibeau, qu’elle soit remerciée devant l’Eternel!) et dont le seul défaut est que les graines produites avec ces nutriments sont de médiocre qualité. En voici la recette magique:

-azote N                    = 17grammes pour 7l de solution

-phosphore P             = 4g/7l

-potasse K                 = 1g/7l

-calcium Ca                = 1g/7l

-sulfate de magnésium = 2g/7l

             

           Cette préparation de 7 litres durera 7 semaines en raison d’un arrosage d’un litre hebdomadaire réparti sur l’ensemble du jardin (10 pots environ). Avec cette composition la proportion de femelles sera de 90%. Le feuillage sera très abondant et d’un vert intense. Le fait de stopper cet apport un mois avant la période de moisson stimulera la production de résine.

 

6) Equilibrage en fonction des carences

           Les proportions des composants peuvent être modifiées en fonction des manques nutritionnels observés. Il particulièrement difficile de définir précisément pourquoi une plante présente des caractères anormaux. Certains elements bougent facilement d’une feuille à l’autre à l’intérieur de la plante, pendant que d’autre sont immobiles et d’autres intermédiaires. Si un element est mobile (phosphore, potassium, sodium, nitrogène, magnesium, sulfate de chlore) les symptomes de deficiences sont visibles d’abord dans les vieilles feuilles, parce qu’il se déplacera dans les nouvelles pousses ou il est le plus nécessaire. Si un element est immobile dans la plante (fer, calcium, boron), les symptomes de déficiences seront d’abord visible dans les jeunes feuilles, parcequ’il ne peut pas etre aspiré là ou il est nécessaire. Voici quelques indications qui vous permettront de mieux vous repérer au niveau des apports en engrais:

 

-Si les plus vieilles feuilles jaunissent, que la plante est pale, la croissance est lent ou nulle, la plante manque surement d’azote.

 

-Si toute la plante devient de couleur verte légerement jaunissante et que ce symptome est encore plus flagrant sur les vieilles feuilles, ilya possibilté de manque de nitrogène.

 

-Si les vieilles feuilles tournent au vert foncé, et que des couleurs rouges ou pourpres sont visibles dans les veines, suspectez une déficience de phosphore.

 

-Si vous voyez les vieilles feuilles devenir tachetées, tournant au jaune, et courbant le bord des feuilles vers le haut, considerez une déficience de magnesium.

 

-Si les vieilles feuilles sont tachetées, jaunissantes et ont des points necrotiques au bout et entre les veines, un manque de potassium est probablement le problème. C’est la carence la plus fréquente en ce qui concerne les jardins d’intérieur.

 

-Si des points morts sont généralisés sur toute la plante et grossissent rapidement et que les tiges ont réduit leur entre noeud, la plante peut avoir besoin de zinc.

 

-Si vous voyez des distotions au bout ou à la base des plus hautes jeunes feuilles, suivi par le bourgeon terminal qui se ratatine, la plante manque surement de calcium.

 

-Si les jeunes feuilles du bourgeon terminal tournent vert brillant à la base et deviennet tordus, suspectez une déficience de boron.Si le bourgeon terminal tourne en verrue et meurt vous avez trop de boron.

 

-Si les jeunes feuilles se fanent en permanence, sans points ou jaunissement, le problème peut etre une déficience de cuivre.

 

-Si les jeunes feuilles ne se fanent pas mais tournent au jaune et montrent des points de tissus morts dispersés sur la feuille, la plante à besoin de plus de manganèse.

 

-Si les jeunes feuilles sont vert brillant et ne montrent pas de points morts, il y a des chances que la plante manque de sulfate.

 

-Si les jeunes feuilles commencent à tourner au jaune et qu’il n’y a pas de points morts présents, on doit suspecter une déficience de fer.

 

           Le jaunissement de certaines plantes n’est pas forcement une carence d’engrais, mais également provenir d’un changement dans le pH du sol. La plus simple solution est d’ajouter une demi-tasse de chaux horticole dans l’eau d’arrosage. Cela aura pour effet de stabiliser le pH aux environs de 7, que celui-ci soit trop acide ou trop alcalin.

 

L’arrosage

           Au fur et mesure que vos plantes grandissent les besoins en eau augmentent. Lorsque les végétaux sont petits, ils ne possèdent qu’un système radiculaire faiblement développé qui n’a pas la capacité de collecter l’humidité disponible dans le sol, l’arrosage est donc léger mais quasi quotidien. Il faut aussi savoir qu’un petit récipient se dessèche plus vite qu’un pot de 30 cm.

           De 20 cl par plant vous passerez à 30 puis à 50 cl. A la fin de la période végétative vous donnerez jusqu’à un litre à chaque plante. La fréquence d’arrosage , ainsi que la quantité sera fonction de la taille et des besoins de chaque plante, de l’hygrométrie, de la température et du degré d’humidité du sol. En règle générale une plante mature n’a pas besoin d’un arrosage journalier, ses racines, plus longues, peuvent d’ailleurs descendre au fond du pot ou la terre est plus humide (cette dynamique conduit le plant à tirer sur ses racines, ce qui les renforce considérablement).

           Les plantes poussent rapidement dans une terre raisonnablement humide et lentement dans un sol continuellement détrempé. Si la terre est très humide, il ne faudra pas arroser, si elle est sèche, l’arrosage sera nécessaire. Pour contrôler l’humidité des pots il existe des sticks qui se plante dans la terre et qui indique en changeant de couleur le degré d’humidité en profondeur. Sinon vous pouvez planter le doigt  (loin de la racine principale) dans la terre pour en apprécier l’humidité. Une astuce consiste à taper sur les pots avec un marteau en caoutchouc (camping), si le pot sonne creux, c’est le signe qu’il est temps d’arroser.

           L’alternance de période d’humidité et de sécheresse aérera et le régénérera en potassium. L’idéal serait donc de prévoir des arrosages copieux tous les 3 ou 4 jours plutôt que d’arroser un peu chaque jour (l’eau ne parviendrait pas au parties basses du sol). Si l’eau s’échappe par les trous c’est que vous avez trop arrosé; vous récupérerez le débort dans les soucoupes, en effet ce liquide contient une grande quantité de nutriments. Si l’extrémité des feuilles virent au brun c’est le signe d’un arrosage trop important ou d’un mauvais écoulement.

Si vous négligez d’arroser vos plantes, les feuilles pendront lamentablement, montrant ainsi leur soif, ne désespérez pas, arrosez normalement et quelques heures plus tard les tiges dresseront fièrement leur feuilles.

           Il est extrêmement important de ne pas malmener les racines lors de l’arrosage: la règle n°1 est de toujours arroser circulairement autour du tronc; la règle n°2 est de ne pas raviner la terre en déversant de violentes quantités d’eau. Arroser délicatement ou mieux, utilisez un pulvérisateur qui dispensera une douce pluie sur le sol et permettre ainsi une meilleure diffusion de l’humidité.

l’arrosage au moyen d’un arrosoir (a) ou d’un pulvérisateur (b) se pratique tout autour de la tige principale

 

 

           N’utilisez jamais d’eau glacée, celle-ci doit être à température ambiante; le fait de laisser se reposer l’eau tirée du robinet 24 h la débarrasse de la plupart du chlore si votre récipient est ouvert. Si vous pouvez récupérer de l’eau de pluie, utilisez-la de temps en temps, vos plantes vous remercieront.

           Il conviendra d’arroser le matin, à l’allumage des lampes, ou le soir juste avant l’extinction. Vous pouvez de temps donner une douche à vos plants, vous nettoierez ainsi les feuilles des poussières et autres toxines qui les gênent. Attention de ne pas en abuser, cela privilégierait l’absorption foliaire au détriment du système radiculaire d’ou des feuilles trop larges et des départ de branches rachitiques néfastes à la bonne formation des extrémités florales et fructifères.

           Outre l’arrosage manuel, on peut envisager un système à réservoir. Les pots trempent alors dans des bacs dont le fond est régulièrement rempli d’eau. Mais, les plants nappréciant guère d’etre constamment les pieds dans la flotte, cette technique est utile seulement en cas d’absence pour quelques jours. Rien de tel que l’arrosage manuel. Ou encore l’arrosage à mèches, lequel consiste à placer des mèches de coton qui viendront tremper dans une réserve se trouvant à proximité et apporteront la quantité d’eau nécessaire à la bonne humidification du sol.

           Pour l’automatisation, rien de tel que de multiples essais pour ajuster la fréquence et le temps d’arrosage apporté soit par un kit d’arrosage, soit, pour les plus grosses installations, par une pompe qui alimentera des centaines de plantes cote à cote. Cependant, le matériel d’arrosage de base se bouche souvent à cause des édiments qui se déposent à l’intérieur des tuyaux et des goutteurs. Dans un souci d’économie et afin de ne pas noyer les plantes, il faut que le trop plein ne stagne pas à la base du pot. Il suffit de mettre les pots dans des bacs, mais en les posant sur des cels en bois. Il existe des systèmes avec récupération des engrais en excédent, qui pourront ainsi etre recyclés après filtrage et servir à nouveau.

 

Système d’arrosage goutte à goutte que l’on peut trouver dans le commerce (à gauche).

Le même principe est appliqué pour un arroseur artisanal (à droite) .

-1-programmateur

-2-pompe à air pour aquarium

 

           Comme vous avez pu le constater, l’arrosage est une opération délicate puisque fréquence et quantité dépendent de nombreux paramètres; très vite, si vous faites preuve d’attention, vous trouverez le rythme et le volume qui seront en harmonie avec votre jardin, et la tout est une question de feeling.

 

Luminosité

           Vous avez fréquemment ajusté vos réglettes ou les projecteurs en conservant le bon intervalle entre le sommet des plantes et les ampoules, de même vous avez surélevé vos plantes dont la croissance était moindre pour les mettre toutes au même niveau. A la fin du 1er mois vous avez imposé un rythme de photo périodicité de 20 h, vers le milieu du 2nd mois vous pourrez réduire cette période de 2 h; en programmant 18 h d’ensoleillement quotidien vous permettrez une transition plus douce vers la période florale.

 

Soins

           Vos pots ont été placés, pour la germination, bord à bord. Au fur et à mesure des progrès de croissance, il conviendra de les écarter progressivement. Quand les plantes disposent d’un espace suffisant, elles sont à même de devenir extrêmement touffues avec des branchages complexes et feuillage très riche. Dans des conditions de surpopulation (plantes trop rapprochées les unes des autres) elles ne développent que de petite touffes de feuilles, le système branchial est rudimentaire; de plus ce manque d’espace est un facteur qui favorise l’apparition des mâles. Réservez, en fonction de la superficie de votre jardin et de la surface d’illumination, un espace inter pots de 15 à 30 cm.

           Vous devrez sans aucun doute aider vos plantes au moyen de tuteurs. Vous pourrez utiliser des tuteurs en plastique ou des baguettes de balsa et du raphia pour les liens d’attache. Ne ligaturez pas, ne serrez pas les noeuds, vos plants ont besoin d’aide à la croissance, pas d’une séance de torture.

 

Différents tuteurs

 

           Si vous redoutez les insectes (les moucherons ou mouches à fleurs par exemple) ou si vous avez déjà constaté leur présence, n’attendez pas qu’il y ait pullulation. C’est pendant cette période végétative qu’il faut traiter au moyen d’un insecticide (impossible dès l’apparition des fleurs). Certains produits sont fortement toxiques, et même mortels pour votre santé et votre récolte à forte concentration; un peu de pub pour des produits français: Agri 2002, qui est un insecticide végétal liquide et biodégradable; Bactospeine (fertiligène) qui est un insecticide biologique et végétal.

           Si vous avez constaté des carences en oligo-éléments, ou si vous avez eu des signes d’attaques du mildiou (champignons microscopiques qui apparaissent sur le feuillage sous forme de poudre grise), ou si votre local est trop humide et que vous redoutez cette maladie fréquente (si vous travaillez en cave et que vos murs crachent du salpêtre, soyez doublement attentifs), il vous faudra pulvérisez un traitement. Vous pouvez par exemple utiliser un correcteur de carences complet contenant 30% de soufre (seul remède contre le mildiou) et divers oligo-éléments: Mixeltra CP, fabriqué par Agriphyt CP Jardin.

 

Ventilation

           Insistons sur le fait que vos plants doivent être convenablement ventilés. Les plantes sont vivantes, elles respirent par les feuilles mais c’est également par le système foliaire qu’elles évacuent les toxines; si la ventilation est insuffisante les pores de la feuilles se boucheront et la plante dépérira. La fréquence et le temps de ventilation sont dépendants de nombreux paramètres, taille et nombre de plantes dans le local, nature de ce dernier, conditions d’hygrométrie, de température et humidité du sol, sachez cependant que la durée des cycles ventilation/aération doit augmenter au fur et mesure de la croissance des plantes. Ce n’est pas pour autant qu’il vous faut produire un sirocco ou un mistral, conservez une juste mesure, n’oubliez pas qu’une ventilation trop violente et trop directe peut produire de sérieux dégâts en brûlant les pieds. Pensez en outre à votre objectif final, en intérieur les tiges ne se rigidifient pas toujours parfaitement du fait qu’elle n’ont pas à affronter un vent violent; le coté positif est que les plantes utiliseront leur énergie pour produire des feuilles et de la résine.

           Nous allons aborder un autre aspect qui est l’hygrométrie ambiante: le chanvre qui pousse sous un climat chaud et sec aura des feuilles plus étroites que celui qui sera cultivé dans une atmosphère humide, une plante qui respire un air sec respire mieux car l’humidité résiduelle qui se trouve sur les feuilles s’évapore plus rapidement. Dans une atmosphère humide, les feuilles ont besoin d’une plus grande surface d’évaporation et d’évapotranspiration (c’est par ce moyen que les végétaux rejettent leurs déchets), les feuilles grandissent en conséquence. Or, il faut savoir que les feuilles larges produisent moins de résine que les feuilles étroites (1 g de petites feuilles contient plus de résine que 1 g de feuilles larges). Vous verrez dans le chapitre de la floraison que l’assèchement accroît d’une manière significative la production résineuse, qui sert à protéger les feuilles et se concentre au niveau des sommités florales. L’hygrométrie relative de la pièce se situera environ à 75% au début de la vie végétative pour arriver progressivement à 60 ou 50% à la fin de cette période.

 

           Huit semaines se sont écoulées depuis la germination des graines, vos plantes ont grandi harmonieusement (jusqu’à 5 cm par jour) elles atteignent des hauteurs comprise entre 70 et 80 cm, il est temps de forcer la floraison.

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